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,2 , Les Spectacles de la Foire.
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' caque fent toujours le hareng, puifqu'il eft vrai que cet acteur
décrottait jadis à la porte du fpectacle de l'Ambigu-Comique.
\ * Le lieur Lorin, directeur d'animaux, lanterne magique, Grands
\ voleurs, etc., en£t fon domeftique..... Encore un proverbe, tel
maître, tel* valet. Il paffa enfuite au fervice de Placide, etc., et joua quelques rôles chez Audinot. Actuellement chez Nicole.- la fociété l'a tant foit peu refondu; mais il n'en eft pas moins le même, c'eft-à-dire un perfonnage bête, groffier, ignorant, ftu-pide, au reste, comme les autres, pareffeux, libertin, débauché.»
(Almanach forain, 177}.—Journal ae Parit, 20 avril 1782 j 7et 15 juin 1783. — Le Chroniqueur détauvré, II, 76.)
I
L'an 1781, le vendredi 15 juin, dix heures du matin, en l'hôtel ct pardevant nous Benjamin Bourderelle, etc., eft comparue demoifelle Élifabeth Sonnet, époufe de M. Antoine Melcot, huillier commiffaire-prifeur £fu Châtelet, demeurante à Paris, rue du Faubourg-St-Màrtin, paroiffe St-Laurent : Laquelle nous a rendu plainte contre le nommé Claude-Auguftin Jaymond, acteur du fpectacle des Vàriétés-Amufantes, demeurant à Paris, rue Neuve-St-Nicolas, et dit qu'il y a environ 15 ans qu'elle connoit la mère dudit Jaymond comme lui ayant propofé différentes fois de lui vendre des marchandifesMe toile, mouffeline, robes et autres objets; que ladite dame Melcot a été nombre de fois chez ladite femme Jaymond pour y acheter quelques chofes dont elle avoit befoin pour fon ufage perfonnel ; que ledit Jaymond, fils de ladite femme Jaymond, étoit alors âgé de dix ans, lequel a été envoyé par fadite mère chez ladite dame Melcot à titre de commiflion, laquelle a prié ladite dame Melcot de s'intéreffer pour fondit fils pour lui procurer une place vû qu'il avoit des difpofitions pour le théâtre ; que voulant ladite dame Melcot obliger ladite femme Jaymond elle a bien voulu parler à quelqu'un de la connoiffance d'Audinot, qui tient un fpectacle fur le boulevard, à l'effet de l'engager à le prendre dans fon fpectacle ; que cela lui a réuni ; qu'elle n'a fu ce qu'étoit devenu ledit Jaymond depuis environ fix ans ; qu'à cette époque ledit Jaymond eft venu demeurer dans une maifon en face de celle de ladite dame Melcot, lequel alloit 'très-fouvent chez le fleur Morlot, marchand apothicaire, principal locataire de la maifon où demeure ladite dame Melcot, laquelle étoit liée d'eftime avec ledit fleur Morlot ainfi qu'avec la dame fon époufe ; que ledit Jaymond y a rencontré nombre de fois ladite dame Melcot à laquelle il a rendu fés devoirs et lui a témoigné combien il étoit reconnoiffant des
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